Nos coordonnées

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Vingt-cinq ans déjà !

Avec Jean ï, avec quelques volontaires du Centre de Chirurgie Oculaire de Saint Jean de Luz, récemment ouvert, et l'équipe que nous avions enrôlée à Maroua, nous récupérions nos trois camions au port de Douala et nous prenions la route de l'Extrême Nord. Plusieurs jours nous furent nécessaires pour les acheminer à Yaoundé, où ils furent arrimés sur des wagons et pourvus d'une solide escorte de militaires armés jusqu'aux dents. Pendant que le train se perdait dans l'immensité du sud du Cameroun, nous prenions un petit avion jusqu'à Ngaoundéré, terminus de la ligne à voie unique vers le Nord. Après une longue journée d'attente, nous les récupérâmes pour entamer le dernier parcours qui nous mènerait vers notre théâtre d'opérations.
Là, pendant de longues années, nous avons régulièrement sillonné routes et pistes, de Mora à Kousséri, de Kolofata à Logone-Birni, enchaînant des sessions médicochirurgicales qui nous laissent des souvenirs émouvants, et encore si présents dans nos mémoires.
Je conserve de ces contrées alors si paisibles et pacifiées, baignées dans la dimension presque mystique de l'immensité africaine, l'image des concessions de pisé au bord des routes faisant s'entrechoquer sans la moindre transition la nuit des temps et la modernité. je revois les pics, ultimes vestiges de convulsions volcaniques, jaillissant au milieu de la planitude de la savane, Mindif et surtout Wasa.
L'hôpital de Waza était dans un état de décrépitude avancée; l'électricité y arrivait par un fil ordinaire courant sur le sol depuis un poteau au bord de la route, à deux cents mètres environ… Nous nous y raccordions grâce à un banal domino… la salle de consultation était exigüe, sans fenêtre, d'une moiteur étouffante, et ses murs originellement blancs étaient devenus marron de crasse et de poussière. Mais nous aimions Waza pour son relais, sa terrasse d'où l'on admirait la plaine à perte de vue pendant le coucher du soleil et ses nuances irréelles. A l'aube, avant de rejoindre l'hôpital, certains avaient pris l'habitude de gravir la colline au flanc de laquelle s'égayaient les boukarous. Au prix de quelques efforts et d'escarmouches avec des gangs de singes verts, on découvrait le parc national, un paysage à couper le souffle, pour ceux pour lesquels il ne l'était pas déjà…
Puis, quelques années plus tard, en raison d'obscures cabales administrativo-politiques, nous dûmes nous résoudre à quitter le Cameroun pour le Niger. Certains se souviennent encore d'une mission au cours de laquelle, après un atterrissage à Njamena, nous louâmes un 4x4 hors d'âge pour rejoindre Diffa au Niger, en traversant l'Extrême Nord du Cameroun, puis le nord est du Nigeria. Nous passâmes une nuit digne d'un film d'épouvante à Maiduguri avant de franchir la rivière Komadugu sur un radeau de planches et de bidons. Le retour de Diffa par le nord du lac Tchad ne fut pas moins épique. Reçus à Nguigmi par le capitaine de gendarmerie Yahuza dans un fortin datant des premiers temps de la colonisation, façon " Désert des Tartares ", nous essuyames une première panne en plein désert avant que le moteur ne rende l'âme à deux cents kilomètres de piste de l'arrivée. Nous prîmes tout de même l'avion le soir même…
Aujourd'hui, rien n'est plus possible pour des humanitaires dans ces régions, et probablement pour longtemps. La mouvance islamiste Boko Haram les a mises à feu et à sang. En réponse à leur barbarie inouïe, les armées tchadienne et nigérienne ont entrepris une offensive d'envergure en territoire nigérian. Chaque jour, je cherche sur internet quelles nouvelles exactions ont ensanglanté ces merveilleux endroits. Il n'est question que de guerre, de martyre des populations civiles, de centaines de morts, de villages disparus de la carte, de migrations en masse des populations épouvantées par la cruauté des assaillants. Dans cette zone déjà tellement défavorisée par la désertification, l'éloignement des noeuds économiques, où la population kanourie est l'une des plus pauvres d'Afrique, Kolofata, Waza, Kousséri, Mora, Diffa, toutes ces villages où nous avons oeuvré, où nous avons laissé une part de nous-mêmes, ont payé lourdement le prix du sang. Quand on essaie de réfléchir aux raisons d'un conflit si atrocement meurtrier, on ne peut que rester perplexe et désespérer de la nature humaine.
La corruption endémique et la sauvagerie de la répression par les forces de l'ordre nigérianes des mouvements populaires ont fait le lit de Boko Haram. Mais comment expliquer que cette rébellion ait tant prospéré ? Sans adhérer le moindre du monde aux thèses conspirationnistes, on peut quand même se demander quels intérêts poussent à entraîner la région du lac Tchad dans le chaos, par quels cheminements ces guérilleros en guenilles ont pu acquérir un armement aussi sophistiqué, à l'instar des islamistes du Mali, ou des milices de l'Etat Islamique.
Ces conflits comme autant de feux allumés dans de nombreux endroits du monde musulman ont des relents de guerre de religion, et nous rappellent comment l'Europe, il y a plus d'un demi-millénaire, en sortit dévastée et exsangue. On doit s'attendre à une large internationalisation de cette guerre, dont le monde émergera probablement ravagé et hébété.
Face à une telle menace, notre rôle à nous, humanitaires, n'est certes pas de prendre la place des politiques. Il est de soulager, d'aider les gens à mieux vivre. Mais il est peut-être aussi d'être des sentinelles d'une civilisation centrée sur l'humain, et d'être des témoins susceptibles d'en appeler au coeur des hommes de bonne volonté. Partant, nous devenons chaque jour plus des victimes désignées car exemplaires, faciles à capturer et rentables en matière de retombées émotionnelles.
C'est pourquoi nous ne pouvons pas exposer imprudemment nos volontaires. Maintenir les missions au Burkina a fait l'objet d'une réflexion et de controverses. Nous aurions pu choisir d'émigrer encore vers le sud, loin du sahel, mais il est vrai que, ce faisant, nous aurions dû abandonner à leur sort des populations auprès desquelles nous avons souscrit un impérieux contrat moral.
Par ailleurs, le Burkina demeure un pays où la sécurité ne semble pas particulièrement menacée, malgré quelques soubresauts politiques récents, et à la condition de se maintenir à distance des frontières du nord.
Vincent Philippot a assuré toutes les missions de l'année passée, au risque de se retrouver bloqué à Ouagadougou lors des émeutes qui amenèrent le départ du président Compaoré. Il est sans doute le mieux placé pour nous encourager à poursuivre notre action, d'autant plus que la demande des populations est à chaque fois plus pressante.
Ainsi donc, grâce aux médecins volontaires et aux autres volontaires des missions, grâce à la confiance chaque fois renouvelée des donateurs, nous continuerons une année de plus à entretenir la petite flamme humaniste que nous avons allumée sous le soleil du Burkina Faso il y a huit ans déjà.

Docteur Jean Louis Douenne
Président Fondateur
 

Africa Luz 2014 

En 1991, Africa Luz a été créée non pas pour instituer une ONG de plus, mais pour tenter de faire émerger quelques idées qui n'étaient pas alors de mise dans nombre des organisations sœurs. Les principes fondateurs furent le respect de la souveraineté des pays où nous intervenions, et la préoccupation de toujours veiller à préserver la dignité de nos patients déshérités. Partant, nous voulions instituer un devoir de modernisation de nos méthodes et un retour à une certaine normalité au regard de certaines pratiques Les grandes institutions émanant des états considéraient l'Afrique comme leur pré carré et s'arrogeaient le droit de modifier les règles à leur guise. Ainsi, le cursus prévoyait d'octroyer de très larges prérogatives aux infirmiers spécialisés en ophtalmologie, en matière de diagnostic et de chirurgie. Après avoir écouté les réserves de nos confrères africains, nous décidâmes de placer en préambule la subordination des paramédicaux aux médecins, pressentant ce
qui s'est confirmé dans la décennie suivante, à savoir la perte de contrôle. Nous instaurâmes également le principe de l'implantation intra-oculaire, non sans nous être entendus objecter par des barons de l'humanitaire que les noirs n'avaient pas besoin d'y voir autant pour garder les chèvres… Et le maître-mot de notre action est toujours resté de tenter de rester pertinents et crédibles. Ainsi, soucieux de faire progresser la chirurgie de la cataracte, nous avons longtemps réfléchi à la façon de diminuer la taille des incisions dans cette intervention, de manière à laisser des yeux solides au décours immédiat du geste, pour minimiser la fragilisation de l'œil et améliorer la sécurité post-opératoire. Nous sommes restés réticents vis-à-vis de l'importation sur le continent africain de la méthode d'opération par phaco-émulsification qui est depuis les années 80 le standard en occident, à cause du coût et de la fragilité de la technologie requise. Aussi, dans la droite ligne de ces principes qui ont depuis l'origine présidé à nos actions, sommes nous fiers de voir aboutir les efforts de Vincent Philippot, militant inlassable de la « phaco alternative », technique récente qui permet, pour un coup extrême- ment modique, et sans alea électroniques, de réduire drastiquement la taille de l'incision de cataracte. Il faut saluer ceux qui, s'inspirant des progrès réalisés grâce à la puissance technologique de nos nations évoluées, réussissent à adapter ces innovations, par leur capacité d'inventivité, au contexte des pays en voie de développe- ment. Il faut témoigner du même respect envers ceux qui emploient toute leur énergie à la popularisation de ces avancées fondamentales. Chapeau Vincent !

Docteur Jean Louis Douenne
Président Fondateur 

Chers Amis

L'année 2013 avait mal commencé pour Africa Luz, avec l'annulation de nos deux premières missions, à Kaya et à Fada n'gourma. L'intervention militaire Française au Mali rendait nos missions un peu plus craintives, sinon dangereuses. Le climat politique au Burkina Faso restait cependant très rassurant, si bien que notre action humanitaire pouvait reprendre dès le mois de février 2013. Certes les chirurgiens, en cette période, demeuraient plus frileux pour partir, ce qui est concevable. La première mission de 2013, qui se dé- roulait à Boromo, restait calme et sereine. L'équipe de Gustave Paré, bien rodée, nous permettait d'opérer dans de très bonnes conditions. L'année 2013 restera au final une très bonne année. Nous avons eu la joie d'intégrer dans l'équipe deux jeunes et brillants chirurgiens, le Docteur Diane Bernheim, 33 ans et le Docteur Mathieu de Bats, 36 ans. Deux jeunes recrues de grande valeur, excellents chirurgiens, très vite adaptés à la vie en Afrique noire et à nos méthodes de travail. Bénévoles à 33 et 36 ans, notre équipe se rajeunit et c'est un grand bonheur pour les plus anciens qui voient arriver la relève ! L'année 2013 sera marquée également par le virage vers la Phaco alternative, tech- nique chirurgicale de choix pour les pays en développement. Un stage à Dakar, en juillet 2013, dans le service du Professeur Robert N'Dyaye, me permettra d'approfondir cette technique pour pouvoir la transmettre aux chirurgiens d'Africa Luz. Les quatre missions suivantes que j'aurai le plaisir d'accompagner, seront une belle démonstration de la supériorité de cette technique. Plus de 400 patients, atteints de cataracte totalement blanche seront opérés selon cette technique d'octobre 2013 à février 2014. Je dois remercier chaleureusement les équipes d'ophtalmologistes qui se sont succédées durant ces quatre mois et ont accepté ce changement de technique chirurgicale.
Je remercie également les équipes d'infirmiers Burkinabé d'Orodara, de Boromo, de Kaya et de Dédougou, qui mettent toute leur énergie au service de ces missions pour leur totale réussite. Je remercie enfin nos fidèles partenaires, nos fidèles donateurs qui contribuent à cette lutte permanente contre la cécité.
Souhaitons que le climat politique du Burkina Faso nous permette de continuer notre action humanitaire chez les popula- tions les plus démunies.

Docteur Vincent Philippot
Président Africa Luz

Les humanitaires connaissent la vraie valeur de l'argent...

La crise planétaire n'en finit pas de faire des victimes, de hurler à nos oreilles, de s'exposer à nos yeux interloqués, d'asséner des coups de griffes dans notre quotidien bien ordonné. Puis la morosité de s'installer insensiblement dans notre train-train occidental. Et la croissance de devenir asthmatique... Le quart monde a cessé de se terrer dans d'improbables banlieues pour susciter notre attention dérangée face à son aménagement dans nos lieux de vie. Les " vrais pauvres " sont de plus en plus véridiques. Aujourd'hui, on les voit mieux et vraiment.

Alors que les indicateurs sociaux en Occident, (dont l'éducation et la santé), s'effondrent depuis une dizaine d'années dans beaucoup de pays à une vitesse vertigineuse, le taux de pauvreté de l'Afrique subsaharienne n'a pas diminué depuis vingt-cinq ans (50 %). Le nombre de très pauvres (en moyenne, moins de 0,70 dollar de revenu par jour) Les humanitaires connaissent la vraie valeur de l'argent... a pratiquement doublé, passant de 200 à 380 millions de personnes.

En 2015, un tiers du milliard de pauvres du monde habitera l'Afrique subsaharienne. Les inégalités régionales s'accroissent donc essentiellement aux dépens de l'Afrique noire. Dans le contexte actuel, on ne sait plus s'il faut ou non se formaliser de la discrétion des media concernant les morts annoncées des enfants sahéliens que la famine va à nouveau décimer, après une nouvelle récolte calamiteuse et de nouvelles impérities de leurs gouvernants, tant ces images, lorsqu'elles nous parviennent, sont dérangeantes. Ces chiffres, pour abstraits qu'ils soient, ont quand même de quoi nous faire frémir: un demi euro par jour est la somme dont dispose chaque africain au delà du seuil de pauvreté, c'est à dire, un nombre de personnes équivalent de la moitié de la population européenne… Pour l'instant, et probablement pour quelques décennies encore, l'Afrique continue de s'enliser. L'alphabétisation recule, privant de tout choix politique, que dis-je, de tout choix de vie, des millions d'êtres humains. Le tissu sanitaire se délite, et les extrapolations déjà pessimistes en matière d'accroissement de la morbidité doivent être largement revues à la hausse.

Les constatations que nous pouvons faire lors de nos missions d'évaluation en Afrique sahélienne ne peuvent que nous inciter à nous suspendre à toutes les alarmes que nous pouvons saisir. L'incidence de la cécité progresse plus vite que prévu. Les programmes nationaux sont totalement inefficaces pour y opposer la moindre parade. Et ni nos moyens limités, ni ceux des autres associations présentes sur le terrain, ne nous permettront de faire face, si rien ne change, si vous ne nous aidez pas à changer cela.

Le désengagement de l'aide publique au développement met les ONG en première ligne. Les humanitaires connaissent les terrains où ils oeuvrent, et, mieux que les autres, ils sauront employer leurs ressources au service de ceux qu'ils soignent. Ces gens du terrain, connaissent la vraie valeur de l'argent, ici et maintenant, et comment il se traduit en bienfait pour ceux qu'ils ont l'opportunité d'aider. Plus que jamais, nous avons besoin de Dr Jean-Louis Douenne. votre soutien. Votre constant appui moral est déjà une force. Votre lecture attentive et votre compréhension, savoir que vous vous représentez ce qui se passe loin de vous et que vous avez envie de faire un geste conscient pour que cela continue de changer, d'évoluer sans stagner.

Votre fort désir n'est malheureusement pas suffisant. La vraie pauvreté est à nos portes, reflet édulcoré de l'effrayante paupérisation africaine, nous rappelant sèchement qu'elle ne sera vaincue qu'au prix d'un immense effort solidaire. Votre effort financier nous donne les moyens d'agir, de mieux faire, d'opérer plus d'yeux, de voir avec des yeux nouveaux, ceux de l'espoir, cette crise, pour nous si neuve mais qui n'est que trop ancienne pour l'Afrique, et de remporter ainsi une victoire commune sur la résignation et l'obscurité.

Merci de votre implication

Docteur J.L Douenne

Gardons cette capacité à s'émouvoir et à s'indigner !


La traditionnelle période de liesse de début d'année attachée à la permanence de l'élan vital ne fut pas source de joie pour des milliards de nos congénères pour qui le quotidien se limite à la recherche du minimum pour subsister. Pour eux, la journée se  résume à la quête fébrile d'un morceau de pain ou d'igname, et le harassement des heures passées à retourner une terre aride ne sera payé en retour que de quelques pièces de monnaie. Le vocable "sécurité" est banni de leur vocabulaire. Ils ne sont sûrs ni de pouvoir manger à leur faim ni de pouvoir recevoir des soins s'ils tombent malades, ni même la plupart du temps de pouvoir vivre en paix.

  • C'est en raison du nécessaire devoir de solidarité envers eux que des associations comme Africa Luz existent, c'est parce que certains occidentaux à qui tout cela a été donné à la naissance n'ont pas perdu dans l'égocentrisme ambiant la capacité de s'émouvoir, de s'indigner devant cette écrasante disparité.

  • La précédente édition de ce périodique, adressée aux cinq mille cinq cents ophtalmologistes de l'Hexagone, a suscité un élan de générosité qui nous a particulièrement touchés. Nos collègues ont perçu, au travers des pages, l'appel angoissé de millions d'Africains que nous avons tenté de relayer, nous soulageant de l'obsédante impression que l'Afrique, le continent le plus marqué par la pauvreté et la détresse humaine, ne ferait plus recette ? Nous continuerons cependant à marteler les chiffres impressionnants de la morbidité, de l'espérance de vie, de la progression des cécités évitables, pour que ne se perde pas l'écho de cette misère.

  • L'appui des professionnels est vital pour nous aider à mettre en œuvre des missions efficaces ! Qu'ils pensent à nous lorsque ils modifient leurs dotations en matériel et, pourquoi pas, ils peuvent même nous offrir une semaine de leur temps pour nous accompagner là-bas, leur présence sera un témoignage fort ! Nous savons bien que les excuses sont légion, que les sollicitations des organisations caritatives sont multiples, et que, malheureusement pour nous, nous n'avons pas les moyens de développer une communication efficace. La contrepartie de notre absence de la scène médiatique est que chaque euro donné est investi dans l'action, et que la rationalisation de nos approvisionnements, comme plus généralement de nos missions, nous a permis, cette année, d'optimiser grandement notre efficacité.

  • A ce titre, nous rendons hommage aux partenaires industriels qui ont intégralement financé cet exemplaire de " La Lettre d'Africa Luz ". Nos lecteurs fidèles depuis des années, eux non plus, ne s'y trompent pas, et ont continué à nous soutenir avec une constance qui ravive notre motivation. Nous les remercions du fond du coeur de nous permettre de continuer à exister et à redonner chaque année à plus d'Africains cette lumière dont nous avons tous besoin... Qu'elle puisse aussi les éclairer sur leur chemin !

Dr. Jean-Louis Douenne
Président Fondateur

Nos missions sont possibles grâce à vous


Chers amis, l'année 2009 s'est achevée et nous sommes heureux de vous faire partager le bilan de nos activités au Burkina Faso...

  • Quatre missions chirurgicales se sont déroulées l'an passé, la cinquième ayant été annulée au dernier moment suite à un accident de circulation d'un de nos chirurgiens. Le bilan chirurgical est très positif avec plus de 500 malades opérés de cataracte. Nos missions ont eu lieu par deux fois à Banfora et deux autres fois à Dédougou.  Le fonctionnement de ces missions s'améliore avec une coopération totale des équipes d'infirmiers sur place et une collaboration parfaite des Directeurs d'hôpitaux. Il est à noter que nous intervenons uniquement dans des sites dépourvus d'ophtalmologiste et que nous n'opérons que des cataractes totales blanches.
  • Il est inutile de vous rappeler l'importance de ces missions chirurgicales sans lesquelles de nombreux patients ne récupéreraient jamais la vue, faute de moyens ou tout simplement faute de chirurgiens. Seuls 4 centres ophtalmologiques permettent la chirurgie de la cataracte au Burkina Faso : Ouagadougou la capitale, Bobo-Dioulasso au sud, Ouahigouya au nord et Nouna à l'ouest. Quelques rares missions ont lieu par ailleurs à Dori, à Koudougou et à Fada N'Gourma. Au total, le besoin est énorme et, bien souvent, les tarifs pratiqués ne sont bien sûr pas à la portée des patients...
  • Il est également inutile de vous rappeler que nous pratiquons une chirurgie du type extra-capsulaire avec implant de chambre postérieure. Nous offrons une chirurgie pratiquée dans des conditions d'asepsie les plus strictes possibles avec un suivi post-opératoire assez rigoureux. Tous les chirurgiens bénévoles sont rompus à ce type de chirurgie et les résultats fonctionnels sont dans l'ensemble très satisfaisants. Le pourcentage de complication est faible, compte tenu des conditions opératoires et de l'observance plus ou moins rigoureuse des traitements post-opératoires.
  • Par contre, il est important de vous rappeler que ces missions n'ont d'existence que grâce à vous, grâce à vos dons généreux, grâce aux chirurgiens qui acceptent de donner dix ou quinze jours par an pour soigner les plus pauvres et ce de manière bénévole. Cette chirurgie " de brousse " est sans cesse améliorée par le matériel que vous donnez gracieusement à notre ONG : lampe à fente, microscope, table de chirurgie, boîtes d'instruments, matériels d'occasion toujours plus utiles dans nos blocs africains que sous des housses et non utilisés en France.
  • Notre revue " Africa Luz " distribuée à tous les ophtalmologistes nous a permis de sentir un élan de générosité rassurant. Vous n'avez pas été insensibles à notre appel et la somme - modique - nécessaire à notre soutien ne vous a pas effrayés ! L'unique but de notre revue est de vous informer de notre action, de solliciter des chirurgiens bénévoles et de vous faire partager notre enthousiasme ! Suite à la demande de certains d'entrevous, nous vous ferons désormais parvenir une attestation de soutien à notre ONG que vous pourrez mettre sous verre dans votre bureau ou votre salle d'attente.
  • Nous ne remercierons jamais assez tous les laboratoires qui nous aident dans notre démarche médiatique et sans lesquels notre diffusion ne serait pas aussi large. Nous sommes également très sensibles à l'aide importante de certaines cliniques, quelle qu'en soit la forme, matérielle ou financière.
  • Notre programme de missions pour l'année 2010 est déjà sur pied. Nous mettons en oeuvre de nouveaux sites chirurgicaux dans des régions très démunies sur le plan ophtalmologique et de nouveaux chirurgiens viennent nous aider dans ce programme. Nous sommes certains que l'élan d'enthousiasme de 2009 va se renouveler et que vous serez encore plus nombreux à nous répondre. N'oublions pas que 25 euros nous suffisent pour rendre la vue à une personne aveugle.
  • L'accueil que vous ferez à notre revue " Africa Luz " et la réponse positive au bulletin de soutien nous permettront d'étendre notre activité au Burkina Faso, de moderniser notre équipement et de rendre la vue au plus grand nombre possible de patients. Merci à tous pour votre générosité et vos encouragements !

Dr. Vincent Philippot
Président d'Africa Luz

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